Léonore Camus-Govoroff – vit et travaille à Paris – est un·e artiste et commissaire non-binaire qui mène un travail plastique pluridisciplinaire entre  performance, installation et texte.

 

Engagé·e dans un questionnement du corps individuel et collectif, iel s’intéresse aux différents systèmes de domination dont la biopolitique. Ses recherches plastiques sont nourries par l’éco-féminisme, l’anthropologie queer, la pop culture et le BDSM softcore. Léonore Camus-Govoroff observe les limites physiques et sociales auxquelles font face les individu·e·s, pour poser des constats puis imaginer des transgressions possibles et autres scénarios émancipateurs.

Courant 2019, iel participe à l’élaboration d’Alien She, crée par Cléo Farenc, association dans laquelle iel exerce le rôle de commissaire. Leur but est de promouvoir le travail de jeunes artistes s’identifiant comme femmes, transgenres, queer et non-binaires. 

Ses travaux ont été présentés lors de diverses expositions collectives dont : Des soleils encore verts – cycle d’expositions en mouvement – à Mains d’Œuvres, Saint-Ouen (FR, 2021), au CAC Brétigny, Brétigny-sur-Orge (FR, 2021), à Bétonsalon - centre d'art et de recherche, Paris (FR, 2021), au DOC!, Paris (FR, 2021) ; BOE Art Prize exhibition, à l’Alte Münze, Berlin (DEU, 2020) ; CorpoRealities, PH21 Gallery, Budapest (HUN, 2020) ; THE DIVISION / RAPID REORGANIZATION OF TERRITORIES, Suncheon Botanic Garden, Suncheon (KOR, 2019) ; Corporis : corps et âmes intimes, Galerie Bertrand Grimont, Paris (FR, 2019) ; Get Naked, Gorilla, Manchester (GBR, 2018)

Projet Hiraeth

Et il n'y a nul part
d'autre où je me sens
plus étrangèr·e

2021

Parpaings, hibiscus, langues de feu, oiseaux du paradis

Cette nouvelle pièce s’inscrit dans la continuité de l’installation vidéo Future’s green spaces réalisée en 2020 et de la performance Body Fluid #4 réalisée en 2018. Elle interroge la notion de racines autant physiques, biologiques que socio-culturelles. À travers une image architecturale sensible entre le questionnement intime de l’importance du lien à la terre perdue et de l’histoire familiale marquée par les flux migratoires et un passé colonisé. 

 

Pourquoi le sentiment de déracinement se transmet-il de générations en générations, tout en vivant dans une société, une ville, un pays ou une communauté dans laquelle on se sent pourtant complètement inclus·e.

LÉONORE
CAMUS
GOVOROFF