Charlotte Heninger, née en 1992 à Paris, France.
Actuellement en résidence à la Cité internationale des Arts jusqu’à fin décembre 2021.

 


Ses installations anticipent des futurs écocentrés inclusifs, aux frontières des sciences et de la fiction entre les différents règnes du monde vivant et inerte. À travers sa démarche, l’artiste développe un animisme futuriste mis en exergue par ses résidences en territoires extrêmes (désert d’Atacama, jungle du Darien, 2019).

 

Ses œuvres ont été présentées à l’occasion d’expositions collectives : Horizons au Fonds de Dotation Franklin Azzi, Paris (FR, 2021), L’hectare et la grenouille à l’Espace Voltaire, Paris (FR, 2021) ; Le Vaisseau d’Or à la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris (FR, 2020) ; Reprise des discussions naturelles, Design Parade, Toulon (FR, 2019) ; Thousand Year Stare à Chamber Presents, Melbourne (AU, 2017) ; Structure(r) à l’Amour, Bagnolet (FR, 2016) ; durant le festival EXIT à la Maison des Arts de Créteil (FR, 2015) — mais aussi à l’occasion d’une exposition personnelle En Dehors des Limites du Lac Futur à W, Pantin (FR, 2019). Sa prochaine exposition personnelle – Endosymbiotic Dreams - a eu lieu en septembre 2021 à la Galerie du CROUS

Projet Hiraeth

"En résidence durant un mois dans le désert d’Atacama au Nord du Chili, j’ai entamé une série de dessins, à la graphite sur papier. In situ, d’après nature durant de longues heures sous le soleil du désert, j’ai expérimenté un certain écoulement du temps entre les volcans millénaires et les chaînes de montagnes. Au delà des pierres et de leurs fragments - ces dernières éclatent sous la force du soleil - on trouve des os, des pierres semi-précieuses, des morceaux de céramique, des débris organiques. Le désert est un lieu de vie mais aussi de mort, sépulture des communautés locales et tombeau à ciel ouvert. Au gré de longues marches, on peut découvrir des sites mortuaires ouverts aux vents et à quiconque foule ce sol. Chaque élément pétrifié dans le sel et la sécheresse se transforme en minéral. Le bois devient pierre, l’os devient pierre. Le sable du désert contient surement un certain nombre d’histoires d’êtres humains, d’animaux et d’insectes, de pierres et de plantes."

Ces dessins sur papier sont amenés à disparaître à leur tour, dévorés par la résine. La toxicité de la résine va détruire la cellulose du papier et ne laisser apparente que la graphite du dessin

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La série est composée de 17 dessins, fossilisés dans la résine.

CHARLOTTE
HENINGER

Advocating for
women and
gender minorities
through art